Les cendriers urbains débordent

Le manque de cendriers urbains se présente comme un problème hygiénique titanesque.

Des rues remplies de mégots

Il y a 7 ans, la Belgique lançait une campagne anti-tabac pour protéger les non fumeurs. La campagne préventive renseignait sur les dangers engendrés par la population de fumeurs sur les non-fumeurs. Des actions préventives ont été menées dans différents pays pour interdire de fumer dans les lieux publics.

En France, les lieux publics sont non-fumeurs depuis 2006. Cependant, les consommateurs de cigarettes ont la liberté de fumer dans la rue: combien jettent leurs mégots par terre ? Un nombre inimaginable ! Pourquoi ? Tout simplement parce que tout le monde le fait ! Quand on sait que la France compte environ 14 millions de fumeurs et que la plupart fume plusieurs fois par jour, ce sont des dizaines de millions de mégots jetés dans nos rues chaque jour. Ce nombre est très inquiétant, parce qu’il faut en moyenne 12 ans à un mégot pour se décomposer.
Un simple mégot a de graves répercussions sur l’environnement :

  • Un mégot pollue à lui seul 500 litres d’eau, la rendant totalement nocive.
  • Un mètre cube de neige est pollué rien qu’avec un seul mégot
  • En 1998, 954 millions de kilogrammes de mégots ont été retrouvés dans les rues, les cours d’eau, les montagnes, … etc. Tout ça seulement dans le tout petit pays, en termes de superficie, qu’est la Suisse. Ce chiffre fait froid dans le dos : la quantité de mégots en France doit être inimaginable.
  • En 2009, on a ramassé pas moins de 2 189 252 mégots lors de la journée mondiale de nettoyage du littoral.
  • À Paris, 315 tonnes de cadavres de cigarettes sont ramassés chaque année.

La raison de jeter un mégot à terre est que le nombre de cendriers urbain est insignifiant !

Réagir en implantant des cendriers urbains

Le problème saute aux yeux: une quantité démesurée de mégots de cigarettes est retrouvée chaque année. En France, en 2011, 53.69 milliards de cigarettes se sont vendues : au moins la moitié a finie sur le trottoir.
À l’approche des élections municipales, le problème des cadavres de cigarettes se pose encore. Les municipalités doivent réagir : un nombre dérisoire de cendriers urbains arbore nos rues. Ce n’est pourtant pas si compliqué d’y remédier : nous avons la possibilité de les équiper de cendriers urbains. Un modèle de cendrier urbain qui peut contenir jusqu’à 4000 mégots représente une réponse à un besoin énorme : il suffit d’en implanter une centaine pour épargner nos trottoirs d’environ 400 000 cadavres de cigarettes. Il est évident que le problème des filtres de cigarettes ne s’estompera pas de si tôt, mais c’est en agissant que l’on se dirige vers le progrès. Si nous ne faisons rien, les conséquences sur l’environnement seront catastrophiques.